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Jonathan Dery, Président de Vivo Green est intervenu ce mardi 24 mai à la table ronde « Santé et Environnement » au Lycée Pierre-Gilles de Gennes (ENCPB) avec la chaire santé intégratrice du Cnam (Conservatoire national des arts et métiers).

Durant ce rendez-vous, il a rappelé les constats alarmants qui suivent :

Les émissions carbonées de la santé en France c’est:
– 46 millions de tCO2eq soit 8% des émissions totales de gaz à effet de serre.
– des bâtiments vétustes et hautement énergivores.
– très peu de publication des bilans carbone malgré les obligations légales.
– un fort déficit de connaissance sur les émissions carbonées et les enjeux climat/environnement dans le domaine de la santé.

A noter également que plus de 40% des cancers sont liés à nos modes de vies et environnements et que réduire la pollution de l’air pourrait prévenir plus de 47000 décès prématurés en France.

Il devient urgent d’instaurer un pilotage national de la décarbonation de la santé en France, modifier les pratiques de soin, et rénover les bâtiments de santé.

Merci à Alain Tolédano, Directeur de la chaire de santé intégratrice au Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) d’avoir animé cette table ronde ainsi qu’aux autres intervenants:
– Sandrine Josso: députée
– Aurore Deligny: DG Rafael Prevention Santé Institut Rafaël maison de l’après cancer
– Morane Rey-Huet: CEO Meersens

Un grand merci également à Nora Machure et Maxime Peaudeau de l’ENCPB.

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Vivo Green participera le 24 mai 2022 à 17h30 à la prochaine table ronde de « Environnement et Santé » dans le cadre de la chaire Santé Intégrative du CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) à l’ENCPB (Lycée Pierre-Gilles de Gennes).

Inscription gratuite et obligatoire via EventBrite https://lnkd.in/eU7iyNjG  (distanciel et présentiel) pour suivre la conférence avec l’intervention de Jonathan Dery, Président de Vivo Green.

La décarbonation reste un outil majeur de prévention et de promotion de la santé.

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Vivo Green est heureux d’annoncer que son Président, Jonathan Dery est lauréat de la 10ème édition du classement Choiseul 100 Le Figaro aux côtés de 200 autres talents français.

Chaque année, l’Institut Choiseul publie un classement des jeunes dirigeants prometteurs qui, par leur activité et expertise, jouent ou sont appelés à jouer un rôle majeur dans l’économie française.

Cette nomination est aussi la mise en lumière de toutes les parties prenantes qui travaillent chaque jour pour trouver des solutions afin de rendre nos actions, industries et sociétés plus durables.

Un grand merci à nos équipes, nos partenaires et les associés co-fondateurs de Vivo Green pour leurs engagements sur ce chemin.

C’est un bel encouragement pour continuer d’oeuvrer avec rigueur et persévérance et porter le dynamisme des dirigeants français.

Pour Pascal Lorot, Président de l’Institut Choiseul, ces dirigeants sont « une génération prête à se retrousser les manches pour faire gagner l’économie française ».

Vivo Green is honored to announce that its President Jonathan Dery is a laureate of the 10th edition of the Choiseul 100 Le Figaro ranking alongside 200 other French talents.

Each year, the Choiseul Institute publishes a ranking of promising young leaders who, through their activity and expertise, play or will play a major role in the French economy.

This nomination also highlights all the stakeholders who work every day to find solutions and make our actions, industries and societies more sustainable.

A big thank you to our teams, our partners and the co-founding partners of Vivo Green for their commitments.

It is a great encouragement to continue to work with rigor and perseverance and carry the dynamism of French leaders.

For Pascal Lorot, President of the Choiseul Institute, these leaders are  » a generation ready to roll up their sleeves to make the French economy win ».

 

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Renforcer notre souveraineté par la décarbonation

Depuis la révolution industrielle, la croissance est basée sur la capacité à avoir de l’énergie. Avec le libéralisme, nous faisons face à un choc des courants de pensées entre démocraties et régimes autoritaires.

Se débarrasser des énergies fossiles met à mal certains pays qui ne l’acceptent pas (ex : la Russie). Les matières premières sont devenues les éléments de négociation politique. Et bientôt, il faudra s’attendre à la bataille de l’eau…

Nos sociétés doivent maintenant investir dans de nouvelles technologies au service de la production d’énergie. En effet, il est plus facile de produire de l’argent (via des technologies, donc de l’intelligence) que de produire de l’énergie fossile.

De cette tectonique issue du choc de la production et de la consommation d’énergies fossiles, émerge l’intelligence qui vole au secours de nos économies. Avant, les pays de l’Union Européenne étaient considérés comme des leaders du fait de leur monnaie forte. Aujourd’hui cela est terminé ! Le nouvel étalon est la sécurisation par des investissements dans de nouvelles énergies.

Nous allons être confrontés à deux modèles de sociétés : les pays producteurs d’énergie fossiles qui vont s’appauvrir de par leur modèle économique devenu obsolète reposant sur le pétrole, et les pays qui seront rapidement capables de disposer d’une nouvelle économie reposant sur l’intelligence et la technologie. La décarbonation répond pleinement à cette problématique.

La guerre en Ukraine incite ainsi à repenser urgemment le fonctionnement de nos sociétés occidentales. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de regagner notre indépendance stratégique, tout en s’appuyant sur la mise en place de stratégies durables. C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé à juste titre Bruno Le Maire en insistant sur le fait que la décarbonation de la France demeure une priorité nationale. Il faut un plan de résilience pour notre pays et plus largement l’Union Européenne qui doit prendre davantage d’autonomie vis-à-vis de la dépendance extérieure. La France a la capacité de répondre à un tel appel avec brio. Comme le rappelle Churchill, « un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté ». Cela a été largement démontré durant la crise de la Covid 19, où l’excellence française dans le numérique a su prendre les devants avec réactivité et talent : oui nous avons des solutions effectives ! Nous ne pouvons plus procrastiner, nous n’avons pas le choix ! C’est une nécessité !

Premier constat du conflit entre la Russie et l’Ukraine : la hausse des prix des énergies. Tout d’abord, le prix du gaz qui a atteint le 7 mars 2022 un nouveau record, autour de 350 euros le MWh. En conséquence de cette augmentation des prix du gaz, il est normal que le prix de l’électricité augmente à plus de 700 euros le MWh sur le territoire européen. Vient ensuite l’augmentation du prix des carburants (à plus de 2 euros le litre).

A ces bouleversements géopolitiques, nous le voyons, vient s’entremêler l’ensemble des questionnements sur la manière de décarboner notre modèle économique. Avant le conflit, on ne cessait de marteler l’impérative nécessité d’accélérer la décarbonation du pays avec pour but d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, mais la réduction de la dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers, telle que la Russie, ne fait qu’accélérer cette transition décarbonée. Et nous ne parlons pas uniquement du secteur énergétique mais de l’ensemble des importations (matériel divers, industrie pharmaceutique, etc.).

17% du gaz consommé en France vient de Russie. Renégocier nos contrats longs termes avec nos fournisseurs historiques de gaz n’y suffirait pas pour augmenter les importations de gaz nécessaire. Si nous voulons nous émanciper de la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, il faudrait acheter davantage de GNL (Gaz Naturel Liquéfié) au Qatar et aux Etats-Unis pour compenser la perte de la Russie. Et pour compenser le gaz russe, il est nécessaire de se doter de davantage de navires méthaniers sachant qu’un méthanier transporte environ l’équivalent de deux jours de consommation de gaz pour la France. Malheureusement, cette nouvelle donne en matière de demande de gaz nous mettrait en concurrence avec l’Asie, engendrant une concurrence sur les prix du gaz qui serait vendu au plus offrant ; la poursuite de l’augmentation des prix du gaz est donc loin d’être finie. Précisons aussi que les stocks français de gaz ont déjà été pratiquement consommés. Ces derniers étaient encore au plus haut en novembre 2021 mais ils se vident à présent. Qu’en sera-t-il l’hiver prochain ? Il reste peu de mois pour poser les jalons de la nouvelle stratégie d’approvisionnement de la France et sceller de nouveaux contrats.

Cette guerre en Ukraine ne fait que maximiser la fragilité de l’Union Européenne, sur l’absence d’un plan cohérent de sortie des énergies fossiles. Il faut miser sur des énergies renouvelables compétitives et qui nous affranchissent de la dépendance à d’autres pays, comme le recommande Catherine MacGregor, la DG d’Engie.

Devrons-nous rationner le gaz dès l’hiver prochain ? Devrons-nous demander à chaque Français de baisser d’un ou deux degrés son chauffage pour contrebalancer cette pénurie de gaz à venir ?

Ce qui est certain, c’est qu’il faut investir massivement dans la R&D pour décarboner les procédés électriques. En France, l’industrie représente 20% des émissions de GES mais 100% des solutions. Nous sommes capables de produire des produits décarbonés en France et accessibles à tous. Entre 1995 et 2015, nous avons diminué de 40% les émissions de GES en France mais l’empreinte carbone a augmenté de 17% du fait des importations, sans parler de la baisse du nombre d’emplois générée. La France dispose d’atouts majeurs : une électricité largement décarbonée et une excellente ingénierie. Il faut se concentrer sur l’efficacité énergétique et l’innovation technologique.

Effectivement, des alternatives sérieuses existent : la production de « gaz vert » en guise de carburant pour la filière agricole et le chauffage domestique et le développement de l’hydrogène vert avec l’enjeu de fabrication d’électrolyseurs à bas couts. D’ailleurs Bruno Le Maire a précisé que 7 milliards d’euros de soutien public seraient consacrés au développement d’une filière hydrogène décarbonée en France à l’horizon 2030 pour non seulement assurer notre souveraineté technologique et énergétique française mais également pour répondre aux objectifs de décarbonation de nos sites industriels et de notre mobilité. Et plus globalement, cette démarche stratégique s’inscrit plus que jamais dans la lignée des initiatives de l’Union Européenne en faveur de la mise en place du Projet Important d’Intérêt Commun (PIIEC) sur l’hydrogène, point de départ d’une filière hydrogène décarbonée en Europe.

Mais au-delà des solutions technologiques, c’est en tout premier lieu nos habitudes de production et de consommation qui doivent s’adapter, autrement dit mettre au diapason notre mode de vie quotidien. Il est hautement recommandé de mettre davantage de sobriété dans son quotidien pour faire face à l’inflation ; pour répliquer face à la hausse annoncée des prix, les consommateurs vont par exemple privilégier la réduction du gaspillage alimentaire et favoriser le recyclage.

 

Quoi qu’il en soit, un gel des prix et surtout une baisse des taxes sur l’essence sont difficilement envisageables. Il est bénéfique de laisser agir le signal prix pour encore quelques temps afin d’inciter à la réduction de notre consommation d’énergies fossiles ; l’intérêt est double, car comme le rappelle Philippe Martin, le président délégué du Conseil d’Analyse Economique (CAE), la réduction de notre dépendance au pétrole et au gaz représente un intérêt pour des raisons environnementales mais également car cette consommation finance le conflit en Ukraine.

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A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Vivo Green a eu l’honneur d’être interviewé dans le Times Business News. Il a été rappelé à quel point les femmes sont elles aussi touchées par le changement climatique. Elles sont également en première ligne pour relever les défis de l’urgence climatique.
Merci à Aurore Deligny et Alain Tolédano de l’Institut Rafaël Maison de l’après cancer pour cette collaboration dans cet article paru le 08 mars 2022 et qui rappelle notamment qu’une Santé -Environnement orientée davantage sur du préventif et de la sobriété est la clef pour préserver une bonne santé individuelle et commune, dans un monde où nos écosystèmes s’altèrent et les pathologies augmentent.

Lien de l’article ci-dessous:

 Decarbonization: a matter of rigor, transparency, and generalized awareness – TIME BUSINESS NEWS

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Rencontre avec Andry Rajoelina, Président de la République de Madagascar

Vivo Green était présent ce vendredi 18 février 2022 au Cercle de l’Union Interalliée à l’occasion du dîner organisé par l’Institut Choiseul en l’honneur du Président de Madagascar Andry Rajoelina et de son gouvernement.

Durant cette belle réception, le Président de Madagascar a rappelé son engagement en faveur du développement durable et le verdissement de l’économie de l’île, l’innovation et le développement de partenariats avec la France.

Jonathan Dery, Président de Vivo Green a pu interroger le Président Andry Rajoelina et la Ministre de l’Environnement Dr Baomiavotse Vahinala RAHARINIRINA sur leurs efforts dans la lutte contre le changement climatique. Face aux récents bouleversements climatiques qui ont heurté le Grand Sud de l’île, Madagascar a initié un plan d’action visant à protéger et valoriser son écosystème. Ces efforts doivent dorénavant être portés plus largement auprès de la communauté internationale pour bénéficier de subventions utiles pour la décarbonation du pays et la réparation des dégâts causés par le changement climatique.

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Forum Zéro Carbone 2021

Vivo Green était présent au Forum Zéro Carbone ce mardi 30 novembre 2021, organisé par la Ville de Paris.

Face au changement climatique et à l’effondrement de la biodiversité, les villes sont en première ligne pour agir. En effet, elles concentrent actuellement plus des deux tiers des habitants de la planète et représentent donc à la fois le problème et la solution.

Afin de tenir les engagements de neutralité carbone d’ici à 2050 annoncés lors de l’Accord de Paris et répétés durant la COP 26, les villes et les entreprises doivent impérativement coopérer pour trouver des solutions bas carbone et de maintien de la biodiversité.

A la COP 26, les acteurs non étatiques notamment les villes et les entreprises, ont montré qu’ils étaient capables de bouger vite et efficacement. Comme l’a rappelé Pierre-André de Chalendar, Président de Saint-Gobain et auteur du « Défi urbain », 66% des émissions de gaz à effet de serre proviennent des villes avec les secteurs du bâtiment et la mobilité urbaine. Pour la plupart des entreprises, la décarbonation est amorcée et les villes doivent accompagner les entreprises dans ce modèle vertueux.

Tous les acteurs ont également rappelé qu’à l’aube de l’élection présidentielle de 2022, une planification écologique est impérative et celle-ci doit prendre toute sa place dans le débat. C’est la clef pour continuer à développer tout en respectant la planète.

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Vivo Green présent au Choiseul Africa Business Forum 2021 à Nice

Vivo Green était présent les 24 et 25 novembre 2021 au Choiseul Africa Business Forum à Nice. 

Des débats de qualité sur les thématiques clefs d’aujourd’hui et de demain ont jalonné ces deux journées. Institutionnels et acteurs du secteur privé sont tous convaincus de la nécessité de synergies entre l’Europe et l’Afrique dans l’ensemble des secteurs économiques. 

Les 480 participants à ce forum et les 45 pays africains représentés ont pu échanger sur la meilleure manière de collaborer pour amorcer une transition durable, intègre et respectueuse. Les industriels œuvrant sur le continent africain ont à l’unisson répété l’impérative nécessité de mettre en place un cadre réglementaire permettant de fixer les règles du jeu notamment sur la stratégie bas carbone de chacun des pays. 

Vivo Green est aussi le partenaire des administrations qui souhaitent mettre en place un modèle de croissance vertueux a travers une politique durable. A cette occasion, Jonathan Dery, Président de Vivo Green s’est entretenu avec Mme Yolande Nyonda, ministre déléguée aux Affaires Étrangères du Gabon, Monsieur Ousmane Mamadou Kane, ministre des Affaires Economiques de Mauritanie et Monsieur Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie en France sur les synergies possibles que peut soutenir Vivo Green entre la France et les pays concernés. 

Lors du discours de clôture, Jean-Baptiste Lemoyne et Pascal Lorot, Président de l’Institut Choiseul ont clairement rappelé que la France et l’Afrique ont un destin lié qui nous oblige avec humilité à créer des partenariats. 

 

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Vivo Green partenaire du groupe AeroJet Me

Le groupe Vivo Green est heureux d’annoncer un partenariat avec AeroJet Me pour un accompagnement dans sa stratégie de décarbonation.

 

AeroJet Me est l’un des leaders dans le transport aérien privé et de l’évacuation sanitaire disposant d’une importante flotte de jets privés déployables à toute heure et partout dans le monde.

Grâce à ce partenariat, Vivo Green assiste AeroJet Me dans l’estimation de son empreinte carbone et lui apporte son savoir-faire pour soutenir un management de transition vers un modèle économique de développement plus durable, sans changer l’intégrité de l’entreprise ni même ses atouts afin de continuer à fournir des services d’excellence à une clientèle toujours plus exigeante. Ce partenariat avec l’un des leaders du transport aérien privé marque la volonté affirmée d’AeroJet Me de s’inscrire dans une démarche vertueuse, avec l’ambition de limiter son empreinte carbone et contribuer ainsi au bien commun en étant un acteur engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique.

« Alors que le groupe Aerojet Me se doit de continuer à répondre avec excellence aux demandes d’une clientèle exigeante et en recherche permanente d’optimisation de temps de trajet, Vivo Green est à nos côté pour nous permettre de mieux concilier nos intérêts économiques et commerciaux liés à notre activité de transporteur aérien privé avec les enjeux du changement climatique. AeroJet Me s’engage dans la voie de la décarbonation et se veut être un acteur durable dans l’intérêt du bien commun ». C’est ainsi que Mme Irina Duisimbekova, CEO d’AeroJet Me qualifie le nouveau partenariat avec Vivo Green.

Billet du 15 octobre 2021

« Refonder un système économique en étroit lien avec les exigences en développement durable, sans tomber dans le piège de l’angélisme ». Telle est l’introduction du livre « L’écologie contre le capitalisme » de François Gibert et Claude Simon. Cette approche, sans appel, résume l’ampleur du défi du 21ème siècle que nous devons relever. A cette approche, je grefferai la notion de refonte du système éducatif, élément capital sans lequel tous nos efforts peuvent être vains. Car oui la décarbonation et l’efficacité énergétique sont et seront sur toutes les lèvres pour de nombreuses années encore mais quelle place continuer à donner à notre industrie, poumon de notre économie, sans pour autant dégouter les générations futures d’y œuvrer avec conscience et respect de l’environnement ?

Penser que le réchauffement climatique sera limité à moins de 2°C comme annoncé durant l’Accord de Paris est une utopie. Nous n’aboutirons à rien sans bouleverser à la fois nos habitudes de consommation et surtout nos modes de production industrielle, si ce n’est un réchauffement de 3°C à 4°C d’ici la fin de notre siècle, voire bien avant.

On sait à quel point le virage de la décarbonation est difficile à amorcer auprès des industries, notamment en Europe où il est bien plus tentant de délocaliser hors de l’UE plutôt que de produire localement et se voir assujetti à la taxe carbone. En délocalisant sa production hors de l’UE, on ne contribue en rien à la baisse des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). En effet, notre terrain de jeu pour les enjeux de décarbonation ne se limite pas aux frontières de la France voire de l’UE, mais le défi est bel et bien planétaire.

Les chiffres sont criants. Il est vrai que depuis les années 1990, les industries françaises ont réduit leurs émissions de GES de près de 46%, soit 95% de l’effort de réduction de l’empreinte carbone du pays, mais à quel prix ? La réponse est irrévocable : c’est en partie du fait de la délocalisation de notre production hors de l’UE. Prenons l’exemple des puces électroniques (semi-conducteurs) qui sont majoritairement produites en Chine. Pourquoi ne pas les produire en France ? Nous préférons payer des cargos qui sont couteux mais surtout énergivores et à fortes émissions de GES. Et donc pour des économies sur les couts de production, nous délocalisons la production et de facto la pollution… Pourtant, nous avons tout pour produire en France à savoir les plaques de silicium, composant essentiel pour fabriquer les circuits intégrés. Nous n’avons malheureusement pas réussi à créer de grands champions dans la microélectronique en France. C’est ainsi que l’Europe ne produit plus que 9% des semi-conducteurs, et ramener la production de puces électroniques en Europe s’élèverait à plusieurs milliards d’euros. Voici l’un des enjeux majeurs de notre siècle pour éviter de se retrouver piégés par une hypocrisie industrielle où la manipulation de l’information pour ne pas voir ses projets affectés et plus généralement les intérêts économiques prévalent sur le bien commun.

Mais les effets indirects de cette optimisation industrielle à outrance, loin de chez nous, ont des effets néfastes sur les populations. Il est aisé de se réclamer d’être un acteur économique soucieux de la planète et des enjeux climatiques en montrant qu’une entreprise française, sur son bilan, a réduit ses émissions de GES, mais qu’en est-il des pays qui produisent à moindre cout, et souvent dans des conditions humainement inacceptables ? A-t-on le droit de délocaliser les émissions de GES ? Y a-t-il des humains de moindre valeur ou dotés de super poumons pour lesquels il est inutile de se préoccuper de leur condition de vie et de travail ? 10% des plus populations les plus aisées au monde sont responsables de 50% des émissions de GES alors que les 50% les moins aisés n’en sont responsables qu’à hauteur de 10%. A cela s’ajoute l’impact du changement climatique qui est responsable d’environ 15% de la perte de biodiversité.

Qui dit changement climatique, dit risques physiques où les pertes financières issues de la sévérité et de la fréquence des bouleversements climatiques pèseraient lourdement sur notre économie. Selon le GIEC, le changement climatique pourrait provoquer une baisse du PIB mondial de 1% à 4% en 2030 et de 2%, à 6% en 2050. Malheureusement les risques physiques sont intimement liés aux entreprises faisant face à des risques de responsabilité, c’est-à-dire des entreprises responsables d’impacts financiers et judiciaires pour avoir contribué à l’accroissement des externalités négatives vis-à-vis du climat ou bien pour avoir négligé la prise en compte du risque climatique dans leurs décisions. Il est certes parfois difficile de mener une stratégie en conduite du changement efficace et rentable pour nos industries, mais des investissements sont nécessaires pour éviter un risque de transition vers une planète à +4°C. En effet l’impact d’une entreprise sur le climat repose sur son bilan carbone qui quantifie le flux de GES émis chaque année.

Alors que le Président Macron vient de dévoiler le plan France 2030, censé redonner du souffle et de l’espoir à une industrie française soucieuse des enjeux climatiques, il est temps que les consciences se réveillent et que le vivre-ensemble reprenne son sens noble de manière pragmatique. Nos gouvernants doivent tout mettre en œuvre pour éliminer les externalités négatives, via notamment la taxe carbone, tout en réussissant le pari de retenir le terreau industriel français sur son sol. Pour cela, il existe des compromis et des possibilités d’accompagnement où tout le monde peut y trouver son compte comme le principe de la neutralité carbone via le mécanisme de compensation.

 

C’est notamment l’orientation prise par Vivo Green qui se positionne comme prescripteur entre les industries qui émettent des GES et les non-obligés qui implémentent des projets d’efficacité énergétique et à faible empreinte carbone. Bien que cette dynamique représente un risque de transition pour les entreprises ayant une empreinte carbone non négligeable vers un modèle économique bas carbone, cet accompagnement répond à la fois aux contraintes des pollueurs en les incitant à produire en France de manière éthiquement et légalement acceptée et réglementée tout en soutenant les initiatives bas carbones sur notre territoire ; c’est cela la neutralité carbone à laquelle nous devons tendre. Et c’est aussi cela produire avec éthique !