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Jonathan Dery, Président de Vivo Green est intervenu ce mardi 24 mai à la table ronde « Santé et Environnement » au Lycée Pierre-Gilles de Gennes (ENCPB) avec la chaire santé intégratrice du Cnam (Conservatoire national des arts et métiers).

Durant ce rendez-vous, il a rappelé les constats alarmants qui suivent :

Les émissions carbonées de la santé en France c’est:
– 46 millions de tCO2eq soit 8% des émissions totales de gaz à effet de serre.
– des bâtiments vétustes et hautement énergivores.
– très peu de publication des bilans carbone malgré les obligations légales.
– un fort déficit de connaissance sur les émissions carbonées et les enjeux climat/environnement dans le domaine de la santé.

A noter également que plus de 40% des cancers sont liés à nos modes de vies et environnements et que réduire la pollution de l’air pourrait prévenir plus de 47000 décès prématurés en France.

Il devient urgent d’instaurer un pilotage national de la décarbonation de la santé en France, modifier les pratiques de soin, et rénover les bâtiments de santé.

Merci à Alain Tolédano, Directeur de la chaire de santé intégratrice au Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) d’avoir animé cette table ronde ainsi qu’aux autres intervenants:
– Sandrine Josso: députée
– Aurore Deligny: DG Rafael Prevention Santé Institut Rafaël maison de l’après cancer
– Morane Rey-Huet: CEO Meersens

Un grand merci également à Nora Machure et Maxime Peaudeau de l’ENCPB.

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Renforcer notre souveraineté par la décarbonation

Depuis la révolution industrielle, la croissance est basée sur la capacité à avoir de l’énergie. Avec le libéralisme, nous faisons face à un choc des courants de pensées entre démocraties et régimes autoritaires.

Se débarrasser des énergies fossiles met à mal certains pays qui ne l’acceptent pas (ex : la Russie). Les matières premières sont devenues les éléments de négociation politique. Et bientôt, il faudra s’attendre à la bataille de l’eau…

Nos sociétés doivent maintenant investir dans de nouvelles technologies au service de la production d’énergie. En effet, il est plus facile de produire de l’argent (via des technologies, donc de l’intelligence) que de produire de l’énergie fossile.

De cette tectonique issue du choc de la production et de la consommation d’énergies fossiles, émerge l’intelligence qui vole au secours de nos économies. Avant, les pays de l’Union Européenne étaient considérés comme des leaders du fait de leur monnaie forte. Aujourd’hui cela est terminé ! Le nouvel étalon est la sécurisation par des investissements dans de nouvelles énergies.

Nous allons être confrontés à deux modèles de sociétés : les pays producteurs d’énergie fossiles qui vont s’appauvrir de par leur modèle économique devenu obsolète reposant sur le pétrole, et les pays qui seront rapidement capables de disposer d’une nouvelle économie reposant sur l’intelligence et la technologie. La décarbonation répond pleinement à cette problématique.

La guerre en Ukraine incite ainsi à repenser urgemment le fonctionnement de nos sociétés occidentales. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de regagner notre indépendance stratégique, tout en s’appuyant sur la mise en place de stratégies durables. C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé à juste titre Bruno Le Maire en insistant sur le fait que la décarbonation de la France demeure une priorité nationale. Il faut un plan de résilience pour notre pays et plus largement l’Union Européenne qui doit prendre davantage d’autonomie vis-à-vis de la dépendance extérieure. La France a la capacité de répondre à un tel appel avec brio. Comme le rappelle Churchill, « un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté ». Cela a été largement démontré durant la crise de la Covid 19, où l’excellence française dans le numérique a su prendre les devants avec réactivité et talent : oui nous avons des solutions effectives ! Nous ne pouvons plus procrastiner, nous n’avons pas le choix ! C’est une nécessité !

Premier constat du conflit entre la Russie et l’Ukraine : la hausse des prix des énergies. Tout d’abord, le prix du gaz qui a atteint le 7 mars 2022 un nouveau record, autour de 350 euros le MWh. En conséquence de cette augmentation des prix du gaz, il est normal que le prix de l’électricité augmente à plus de 700 euros le MWh sur le territoire européen. Vient ensuite l’augmentation du prix des carburants (à plus de 2 euros le litre).

A ces bouleversements géopolitiques, nous le voyons, vient s’entremêler l’ensemble des questionnements sur la manière de décarboner notre modèle économique. Avant le conflit, on ne cessait de marteler l’impérative nécessité d’accélérer la décarbonation du pays avec pour but d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, mais la réduction de la dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers, telle que la Russie, ne fait qu’accélérer cette transition décarbonée. Et nous ne parlons pas uniquement du secteur énergétique mais de l’ensemble des importations (matériel divers, industrie pharmaceutique, etc.).

17% du gaz consommé en France vient de Russie. Renégocier nos contrats longs termes avec nos fournisseurs historiques de gaz n’y suffirait pas pour augmenter les importations de gaz nécessaire. Si nous voulons nous émanciper de la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, il faudrait acheter davantage de GNL (Gaz Naturel Liquéfié) au Qatar et aux Etats-Unis pour compenser la perte de la Russie. Et pour compenser le gaz russe, il est nécessaire de se doter de davantage de navires méthaniers sachant qu’un méthanier transporte environ l’équivalent de deux jours de consommation de gaz pour la France. Malheureusement, cette nouvelle donne en matière de demande de gaz nous mettrait en concurrence avec l’Asie, engendrant une concurrence sur les prix du gaz qui serait vendu au plus offrant ; la poursuite de l’augmentation des prix du gaz est donc loin d’être finie. Précisons aussi que les stocks français de gaz ont déjà été pratiquement consommés. Ces derniers étaient encore au plus haut en novembre 2021 mais ils se vident à présent. Qu’en sera-t-il l’hiver prochain ? Il reste peu de mois pour poser les jalons de la nouvelle stratégie d’approvisionnement de la France et sceller de nouveaux contrats.

Cette guerre en Ukraine ne fait que maximiser la fragilité de l’Union Européenne, sur l’absence d’un plan cohérent de sortie des énergies fossiles. Il faut miser sur des énergies renouvelables compétitives et qui nous affranchissent de la dépendance à d’autres pays, comme le recommande Catherine MacGregor, la DG d’Engie.

Devrons-nous rationner le gaz dès l’hiver prochain ? Devrons-nous demander à chaque Français de baisser d’un ou deux degrés son chauffage pour contrebalancer cette pénurie de gaz à venir ?

Ce qui est certain, c’est qu’il faut investir massivement dans la R&D pour décarboner les procédés électriques. En France, l’industrie représente 20% des émissions de GES mais 100% des solutions. Nous sommes capables de produire des produits décarbonés en France et accessibles à tous. Entre 1995 et 2015, nous avons diminué de 40% les émissions de GES en France mais l’empreinte carbone a augmenté de 17% du fait des importations, sans parler de la baisse du nombre d’emplois générée. La France dispose d’atouts majeurs : une électricité largement décarbonée et une excellente ingénierie. Il faut se concentrer sur l’efficacité énergétique et l’innovation technologique.

Effectivement, des alternatives sérieuses existent : la production de « gaz vert » en guise de carburant pour la filière agricole et le chauffage domestique et le développement de l’hydrogène vert avec l’enjeu de fabrication d’électrolyseurs à bas couts. D’ailleurs Bruno Le Maire a précisé que 7 milliards d’euros de soutien public seraient consacrés au développement d’une filière hydrogène décarbonée en France à l’horizon 2030 pour non seulement assurer notre souveraineté technologique et énergétique française mais également pour répondre aux objectifs de décarbonation de nos sites industriels et de notre mobilité. Et plus globalement, cette démarche stratégique s’inscrit plus que jamais dans la lignée des initiatives de l’Union Européenne en faveur de la mise en place du Projet Important d’Intérêt Commun (PIIEC) sur l’hydrogène, point de départ d’une filière hydrogène décarbonée en Europe.

Mais au-delà des solutions technologiques, c’est en tout premier lieu nos habitudes de production et de consommation qui doivent s’adapter, autrement dit mettre au diapason notre mode de vie quotidien. Il est hautement recommandé de mettre davantage de sobriété dans son quotidien pour faire face à l’inflation ; pour répliquer face à la hausse annoncée des prix, les consommateurs vont par exemple privilégier la réduction du gaspillage alimentaire et favoriser le recyclage.

 

Quoi qu’il en soit, un gel des prix et surtout une baisse des taxes sur l’essence sont difficilement envisageables. Il est bénéfique de laisser agir le signal prix pour encore quelques temps afin d’inciter à la réduction de notre consommation d’énergies fossiles ; l’intérêt est double, car comme le rappelle Philippe Martin, le président délégué du Conseil d’Analyse Economique (CAE), la réduction de notre dépendance au pétrole et au gaz représente un intérêt pour des raisons environnementales mais également car cette consommation finance le conflit en Ukraine.

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A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Vivo Green a eu l’honneur d’être interviewé dans le Times Business News. Il a été rappelé à quel point les femmes sont elles aussi touchées par le changement climatique. Elles sont également en première ligne pour relever les défis de l’urgence climatique.
Merci à Aurore Deligny et Alain Tolédano de l’Institut Rafaël Maison de l’après cancer pour cette collaboration dans cet article paru le 08 mars 2022 et qui rappelle notamment qu’une Santé -Environnement orientée davantage sur du préventif et de la sobriété est la clef pour préserver une bonne santé individuelle et commune, dans un monde où nos écosystèmes s’altèrent et les pathologies augmentent.

Lien de l’article ci-dessous:

 Decarbonization: a matter of rigor, transparency, and generalized awareness – TIME BUSINESS NEWS

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Forum Zéro Carbone 2021

Vivo Green était présent au Forum Zéro Carbone ce mardi 30 novembre 2021, organisé par la Ville de Paris.

Face au changement climatique et à l’effondrement de la biodiversité, les villes sont en première ligne pour agir. En effet, elles concentrent actuellement plus des deux tiers des habitants de la planète et représentent donc à la fois le problème et la solution.

Afin de tenir les engagements de neutralité carbone d’ici à 2050 annoncés lors de l’Accord de Paris et répétés durant la COP 26, les villes et les entreprises doivent impérativement coopérer pour trouver des solutions bas carbone et de maintien de la biodiversité.

A la COP 26, les acteurs non étatiques notamment les villes et les entreprises, ont montré qu’ils étaient capables de bouger vite et efficacement. Comme l’a rappelé Pierre-André de Chalendar, Président de Saint-Gobain et auteur du « Défi urbain », 66% des émissions de gaz à effet de serre proviennent des villes avec les secteurs du bâtiment et la mobilité urbaine. Pour la plupart des entreprises, la décarbonation est amorcée et les villes doivent accompagner les entreprises dans ce modèle vertueux.

Tous les acteurs ont également rappelé qu’à l’aube de l’élection présidentielle de 2022, une planification écologique est impérative et celle-ci doit prendre toute sa place dans le débat. C’est la clef pour continuer à développer tout en respectant la planète.